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"La culture des terres est le
plus grand travail des hommes"
écrit dans l'Esprit des Lois,
Charles Louis de Secondat, baron de
Labrède et de Montesquieu (Labrède
1689-Paris 1755).

C'est dire avec quelle rigueur et
quelle passion le célèbre
philosophe désire se consacrer
à l'exploitation des ses nombreux
domaines et à la gestion des
propriétés de sa femme
Jeanne de Lartigue.

Aussi, le magistrat abandonne sa charge
au Parlement en 1748 pour se consacrer
aux lettres et à ses terres
qui, en Gironde, et en dehors des
biens de Labrède et de Martillac,
au coeur du vignoble des Graves, se
situent dans l'Entre-Deux-Mers.

Soucieux de conserver et de transmettre
le patrimoine familial, il l'accroît
des terres du château Bisqueytan
en 1750, ancienne maison forte située
sur la rive droite, et achète
le pittoresque moulin de Luzié
à Saint Morillon.

Sans ménager sa peine, il visite
ses métairies, surveille ses
moissons et ses troupeaux, fait défricher
la lande pour y planter des vignes
et participe aux vendanges. Aidé
par un ami agronome, l'abbé
Goasco, il recherche constamment à
améliorer les cépages
et la qualité des vins qu'il
exporte. La plupart s'élaborent
dans les chais de la belle demeure
du château Raymond ou à
la ferme fortifiée de Rochemorin.

A la faveur de ses nombreux séjours
à la cour, dans les salons
parisiens ou auprès des diplomates
étrangers, l'auteur des Lettres
Persanes se révèle un
précieux ambassadeur du pays
de Guyenne dont "l'air, les raisins,
les vins des bords de Garonne et l'humeur
des Gascons sont d'excellents antidotes
contre la mélancolie".
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